Pages

mercredi 18 janvier 2012

L’affaire Rachel Singer

l_affaire_rachel_singer_300 Dernièrement, j’ai vu le film en Blu-Ray (sur ma nouvelle PS3 ,hé hé!) : L’affaire Rachel Singer. Il y avait longtemps que je n’avais pas ressenti une immense satisfaction suite à un visionnement de film. Ce drame d’espionnage est tout simplement impeccable . Efficace et intelligent, le scénario est d’une qualité exceptionnelle et le jeu des acteurs  est rendu avec beaucoup de précision. La vedette montante Jessica Chastain, interprète la jeune Rachel avec brio. On peut aussi la voir dans le film : La couleur des sentiments (The help). En somme, cette production est un vrai bijou. L’un des meilleurs films que j’ai vu depuis des années et certainement le meilleur film d’espionnage de ma mémoire d’homme.

L’histoire raconte le récit de trois agents des services secrets Israéliens (le Mossad) qui ont comme mission de capturer un médecin qui pratique son art avec ignominie: Le chirurgien de Birkenau. Les points de vues nous sont présentés en alternance avec trente ans de décalage entre les évènements.

À tous les cinéphiles, je vous recommande ce film sans hésiter. Même que quand je flirtais avec le DVD devant le présentoir chez Vidéotron, ma mémoire me disait que j’avais lu quelque part un commentaire de quelqu'un qui le suggérait fortement. Je l’ai trouvé! C’est par ici, du côté de chez Gen !

Voilà pour la perception côté du cinéphile en moi. Maintenant ,voyons celle de l’auteur. Ce film m’a frappé de par son modèle, sa conception et sa structure. Je vous avais déjà raconté dans un billet précédent  comment le film Angle d’attaque (Vantage Point) avait été l’élément déclencheur du plan de ma novella L’incident. L’affaire Rachel Singer n’a pas eu ce même effet coup de foudre, mais il s’y approche fortement. Visionnez ce film avec une autre approche et vous y verrez un plan de récit bien découpé  avec différents ingrédients et techniques qui assurent un dénouement qui comblera les attentes. Ils sont tous très bien définis. Un vrai manuel visuel. C’est l’effet que ça m’a fait en tout les cas.

Des transitions d’époques, des flashbacks, une ouverture sur une scène qui sera revisitée plus tard sous un autre point de vue, élément central de l’intrigue. Des éléments déclencheurs: lancement de livre, cicatrice et suicide. Des dialogues épurés. Des personnages crédibles et profonds. De l’action, du suspense, et la clef de l’énigme en guise de conclusion. Et bien sûr, le tout agrémenté d’un triangle amoureux.

Plusieurs auteurs (es) m’ont raconté qu’ils sont influencés par la structure des histoires au cinéma. J’en suis. Et L’affaire Rachel Singer fait maintenant partie de mon gabarit de travail.

4 commentaires:

Gen a dit…

J'te l'avais dit que c'était bon! ;)

Pierre H.Charron a dit…

Y a pas à dire, tu as visé juste ! Pis là avec Carnage de Polanski, tu viens de m'accrocher encore ;)

François Bélisle a dit…

Vu. Tout à fait d'accord! Une perle de structure. Sauf que je n'ai pas du tout aimé la fin, mais bon, c'est bien personnel...

Pierre H.Charron a dit…

Pour la structure, c'est vraiment Top!! La fin est un peu trop prévu..