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lundi 23 août 2010

Cours Pierre H. Cours …

Dimanche pluvieux, Dimanche d’écriveux, que je me suis amusé à dire toute la journée, hier. Quand je me suis levé et que j’ai vu la température qui sévissait dehors, je me suis tout de suite dit : Bon, bien , on va se la couler douce dans la maison aujourd’hui. Je suis descendu à mon bureau, j’ai ouvert Word et j’ai commencé à écrire. Pourtant, j’écris rarement en me levant, mais là, c’est comme si mon cerveau me disait : Vas-y ! T’as le droit, y a rien à faire dehors, pas de gazon à tondre, pas de ballade en voiture, pas d’épluchette de blé d’inde non plus et en plus le magasinage a été fait. Profites-en donc! Allez, à ton clavier.

C’est ce que j’ai fait et ca été productif. Hier, c’était une journée de prédilection pour écrire. Mais qu’en-est-il justement de ces moments propices où la muse nous gratifie de son œillade la plus complice? Comment déceler , provoquer ou céduler des moments d’extase où la créativité et les vibrations sont au rendez-vous ? Faudrait pas toujours attendre après les caprices de Dame Nature, on risquerait de faire pauvres provisions.

J’ai donc essayé de me rappeler les moments et les endroits où mes derniers écrits ont pris forme. Vraiment, j’ai essayé de trouver, non pas le moment où j’ai écrit, mais le moment où l’histoire a pris forme, comme une allumette que l’on craque sur la pierre. Cette étincelle où en quelques minutes tu vois défiler quasiment le synopsis de ton histoire en quatrième vitesse. Voici mon compte-rendu :

Beaucoup de mes étincelles ont pris naissance le samedi matin au restaurant. Le samedi, c’est un rituel, je vais toujours déjeuner à mon resto préféré. C’est samedi, la vie est belle et l’ambiance des gens et l’odeur de bacon stimule ma bonne humeur. L’ingrédient premier : Le journal et son cahier weekend, ensuite vient le café. Je dirais que lire le journal en relaxant et non en vitesse un mardi matin entre le Gym et le boulot, mais en profitant du moment présent me stimule au plus haut point. Durant cette heure et demie, je pars souvent dans le monde des chimères et y récupère un lot d’histoires toutes plus surprenantes les unes que les autres. Souvent, elles ont terminé sur le disque de mon ordinateur. Ma nouvelle Jubilé de cannelle publiée chez Katapulpe est venue au monde entre une bouchée de fève au lard et une toast au beurre d’arachide ! Donc, je mets dans la poche, : Samedi matin au resto!

Un autre endroit, est le centre d’achats. Assis dans une aire d’attente ou dans un café bistrot, je reste assis à regarder les gens. Plus il y a de gens et plus je m’évade. Les grandes aires de restauration sont très fortes en échantillonnage de gens qui détonnent de par leurs parures et les gestes qu’ils posent. Parfois on intercepte (sans le vouloir) des bribes d’histoire assez spéciales .J’y ai puisé une couple de personnages croustillants et d’anecdotes salées. Différents textes de mes ateliers d’écriture en sont un exemple parfait. Donc, on ajoute le centre d’achat à la liste.

La toute dernière fois que j’ai senti la présence de ce sentiment d’inspiration fut la semaine passée à la bibliothèque. La bibliothèque de mon village est un endroit charmant, ni trop petit, ni trop grand. Il y a un coin près de grandes vitrines qui donnent sur la rue principale où quelques fauteuils invitants nous attirent et dans lesquels on se renfonce avec trois ou quatre livres sous le bras. La lumière basse, les livres qui m’entourent, les gens qui fouinent dans les allées et les quatrièmes de couverture que je lis à la cantonade m’amènent dans une autre dimension et je flotte dans la pièce à travers des songes qui prennent forme dans mon esprit. D’ailleurs, un de mes prochains textes devraient découler de cet épisode. La biblio, ça marche pour moi.

Alors, quand le syndrome de la page blanche te pogne, mon ti-Pierrot d’amour, botte-toi le derrière et prends tes cliques pis tes claques et cours au resto, au centre d’achat ou à la biblio. C’est là qu’elle se cache et se fait désirée La Dame Muse. T’as-tu bien compris là ? Cours Pierre H. Cours … ! La Dame t’a donné un rencart ! Cours !

19 commentaires:

Isa Lauzon a dit…

Je retiens tes trucs d'endroits où trouver Dame Muse... Si jamais je suis atteinte du syndrome de la page blanche un jour! (La vraie question est : Est-ce que ça existe vraiment? J'en doute!) ;)

La bibliothèque, c'est un incontournable pour moi en tout cas. Le resto, moins je dirais, mais faut dire que j'y vais toujours accompagnée, alors ça aide pas!!!

Pierre H.Charron a dit…

Pour le resto, je dirais plus que c'est le temps de lecture avec le journal qui m'inspire. C'est le moment qui est propice.

Et comme toi, la biblio, c'est magique!

Isa a dit…

Je prends tes trucs en notes car moi hier la pluie m'a complètement mis KO. J'ai dormie presque toute la journée ... ok faut croire que j'en avais besoin.

Karuna a dit…

Ta question est très intéressante: quand est-ce que les vannes ouvrent? Moi, je suis obligée de reconnaître que c'est souvent dans la voiture. Mets-moi de la bonne musique, tu me perds. Des fois, même quand je conduis, mais ça, j'suis pas sûre que c'est une bonne idée... :D
C'est au point où il m'arrive de dire à mon mari: parle-moi pas, je suis entrain d'écrire dans ma tête. C'est pas trop bon pour la communication, hein?
Finalement, autre moment de prédilection, c'est en vélo. Une bonne balade d'une heure ou deux et je règle plein de petits passages... que j'espère ne pas oublier avant de retrouver mon clavier!

Pierre H.Charron a dit…

@Isabelle Hier, était aussi une meveilleuse journée pour dormir et faire le plein.

@Karuna La musique est un bon stimulis aussi. En voiture, je suis branché sur CKAC Sport...pas trop inspirant ;) À moins que je veuille écrire une nouvelle où je fais disparaitre Price à jamais ;)

ClaudeL a dit…

Bon billet. Surtout quand tu parles à Ti_pierrot.
Je cherche.
Biblio, j'aimerais bien, mais on y parle trop maintenant et celle de mon village est trop petite. En auto, oui, mais il me faut une bonne heure... sans musique. (J'ai trouvé l'anecdote de Karuna savoureuse)
À la piscine, en faisant des longueurs et ça me choque un peu que mes personnages viennent m'y déranger parce que l'eau et le papier, ça ne va pas très bien ensemble.

Pierre H.Charron a dit…

@Claude Dans ma piscine, je ne peux faire de longueur...mais assis dans ma grosse chaise flottante avec le socle sur le bras pour enfoncer une bouteille, je prendrais bien crayon et calepin ;)

Karuna a dit…

WAAAACH! Pourquoi fallait que tu parles de lui?!! Je l'avais presque oublié! LOL

ClaudeL a dit…

Je parlais de la piscine intérieure de Papineauville où je vais pendant l'année. Il ne faudrait pas que les lecteurs croient que j'ai une piscine suffisamment grande pour faire des longueurs! Dans ma piscine hors-terre, je tourne en rond et je crois bien que c'est fini pour cette année, l'eau est à 63 degrés!!

Dominique Blondeau a dit…

ce n'est pas la TEMPÉRATURE qui sévit mais le TEMPS! Foi d'une correctrice professionnelle... La température, c'est le mercure dans le thermomètre...

Avec le sourire!

QuébecSF a dit…

Moi je n'ai pas vraiment d'endroits précis. En me promenant en ville, en visitant ma famille (l'une de mes nièces m'a inspiré une nouvelle), au travail, car je suis dans le public et des gens weird, y en as ! Mais j'ai toujours voulu prendre le temps d'aller m'asseoir dans un petit café et d'observer les gens pour des idées de personnages...

Michel Gingras a dit…

Euh...Ler dernier commentaire c'est moi.

Pierre H.Charron a dit…

@Karuna je savais que j'irais te chercher un ti-peu...Faut bien se réchauffer avant le début de la saison ;)

@Claude La mienne se tient à 70. J'ai donc un sursis de 2-3 semaines encore.

@Dominique. Merci de cette précision. Très judicieuse Vous avez un oeil de lynx !

@Michel Prendre le temps et observer. C'est incontournable.

Gen a dit…

J'écris fort bien quand j'ai l'impression que je vole du temps à d'autres activités : quand il pleut et que, s'il n'avait pas plut j'aurais dû faire des travaux à l'extérieur, ça c'est sans doute la situation championne de la productivité! hihihi

Sinon, comme j'en ai déjà parlé, j'aime bien écrire dans des cafés ou dans mon bureau à la maison. Beaucoup d'inspiration me vient lorsque je vais courir ou juste après un gros entraînement d'arts martiaux.

... ou pendant une balade de trois kilomètres sur la plage, même si les muses ont été un peu dérangées par le moment où j'ai dû enlever mes souliers pour continuer mon chemin sans les mouiller parce que la marée montait et qu'il restait plus de plage sèche... ;)

Pierre H.Charron a dit…

@Gen Tiens Tiens si Gen parle de marée..c'est qu'elle doit être quelque part dans le coin de la Gaspésie ;)

Dominique Blondeau a dit…

Bonjour Pierre,

vous êtes tellement gentil et vos billets si intéressants que j'ai ajouté votre hyperlien dans les miens...

Bon mercredi, on se reparle.

Dominique B. Ma page littéraire

Gen a dit…

Elle vient d'en revenir en fait. ;)

Pierre H.Charron a dit…

@ Gen.. Me semblait bien ;)

@Dominique Merci. Et je vous renvoie l'ascenseur. Vous êtes maintenant dans les Sentiers de mon Hameau :)

Dominique Blondeau a dit…

merci Pierre.
Je vais me mettre en mode oeil de lynx quand je lirai vos billets !
Bon jeudi ensoleillé.