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lundi 21 juin 2010

Quand la passion est ton maître

Samedi, je suis allé au concert donné par Cavalcade d’étoiles sous le chapiteau géant sur le bord de l’eau au Vieux-Saint-Vincent-de-Paul de Laval. Plusieurs auteurs et éditeurs était de la fête.

L’auteur et chanteur-musicien du groupe André Pronovost m’avait invité et je dois dire que sa performance et celle de son groupe m’ont charmé au plus haut point. Il était bon d’entendre du bon vieux rock des années 60-70 avec des des chansons d'Elvis Presley, des Rolling Stones,Chuck Berry,Leonard Cohen de Bob Dylan et de Zachary Richard, pour n'en nommer que quelques-uns. Vraiment un superbe échantillonnage.

Ce que je retiens aussi de cette soirée est la passion dégagée par M. Pronovost et son frère. Les deux chanteurs du groupe. Leur mère était présente et elle fêtait ses 91 ans. Vous pouvez calculez un peu l’âge des deux “rockers”. Ils se sont démenés comme deux jeunes loups et leur performances n’ont rien à envier à n’importe quelles jeunes troupes de musiciens-chanteurs.Vraiment, ils ont donné tout un “Show”. Époustouflant !

Sur le trajet du retour, une certitude s’est collé dans mon esprit: Quand on a une passion et qu’elle nous habite, il n’y a pas d’âge pour venir l’ébranler. Quand on croit à ce que l’on fait et qu’on le ressent jusqu'à dans nos tripes, ben, il faut y aller à fond, monter sur la balustrade et livrer le spectacle. Il n’y a que ça de vrai. Et les rabats-joies qui se mettent sur nos chemins, on ajuste à les virer du revers de la main et les ignorer. Ils ne valent vraiment pas la peine qu’on s’attarde sur eux.

Le réveil de ma passion pour l’écriture s’est amorcé à mes 40 ans et parfois je me dis que j’ai perdu tant d’années à ne pas me nourrir de cette passion qui m’habite. Quand je vois que la jeunesse a déjà commencé dès leur adolescence et que leur cheminement littéraire est bien étoffée, j’ai l’impression d’avoir manqué le bateau quelque-part…. Mais , je réalise maintenant que j’ai le contrôle de ce qui peut se produire et ce sont les jours d’en avant qui comptent, ils sont là à ma disposition et ils n’attendent que de servir mes passions et ambitions.

Alors, je regarde en avant et je continue mon parcours et j’irai jusqu’au bout. Je monte sur les planches et moi aussi je vais donner mon spectacle et je n’arrêterai que lorsque le silence sera la dernière de mes histoires que j’aurai à raconter.

6 commentaires:

Karuna a dit…

Je partage tes réflexions. J'ai moi aussi osé sur le tard. C'est comme une chance que l'on se donne soi-même d'explorer jusqu'où nous mènera notre passion. Je ne peux qu'être admirative devant ta détermination. Regarder derrière a peu d'importance parce que tout ce que l'on veut se trouve devant nous. ;)

Pierre H.Charron a dit…

@Karuna, comme tu dirais Buzz Lightyear (Histoire de jouet): Vers l'infini et plus loin encore !!! ;)

Gen a dit…

Sans vouloir être défaitiste, peu importe le moment où on commence : on ne sait pas combien de temps on a. Alors autant faire ce qui nous plaît et au diable les boulets qui voudraient qu'on soit raisonnable! ;p

Pierre H.Charron a dit…

@Gen Exact. Le sablier de chacun ne coule pas à la même vitesse...alors...

ClaudeL a dit…

Tu as bien raison. De toute façon, même si quelquefois le doute s'insinue, si la vie s'arrange pour nous faire dévier, si nos choix nous mènent hors piste, notre passion est plus forte, notre besoin d'écrire revient nous chercher par la main et on s'y remet.

Pierre H.Charron a dit…

@Claude Le problème avec le doute, c'est qu'il faut qu'il écourte sa visite au plus vite ;)