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lundi 2 novembre 2009

Frayeurs - Top Décompte

Dans ce dernier weekend d’Halloween, nous avons été sollicités de nombreux films d’horreur à la TV. Je suis tombé samedi sur Halloween III Le sang du sorcier. J’avais écouté ce film en 1983, un soir de Juillet au ciné-parc de Saint-Jérôme et je me rappelle Chantal et mon beau-frère se camoufler les yeux sous une couverte aux passages de certaines scènes. Ces scènes, je les ai revues ce samedi et moi et mon fils Kevin, on s’est bien tordu de rire ! Grotesque vous dites. Complètement absurdes et ridicules. Des trucages bidon, des têtes qui explosent, des bras coupés qui attaquent, des acteurs pourris, de la musique de fond quétaine et des dialogues….. Les temps ont bien changés. Une chance. Bref, ce fut un beau moment d’humour !

Cela dit, je me suis rappelé des films, des émissions de TV ou des livres qui m’ont vraiment foutu la trouille et qui m’ont donné ce nœud tortillant qui se crispe au milieu de l’estomac et qui vous donne des sueurs froides. Je vous en fais la liste dans un ordre chronologique.

  • Dans ma plus tendre jeunesse, à l’époque où annuellement Télé-Métropole (TVA) diffusait les 24 heures du 10. Des films en rafale toute la journée dont la nuit était réservée aux films d’horreur. Moi et mon frère couché dans le lit, la porte entrouverte à l'insu de mon père (hum!) à regarder les loups-garous et surtout les Dracula avec Christopher Lee. Mes premières palpitations de cinéphile.
  • Au début des années 70, une télésérie : L’Odyssée d’Homère. Les voyages d’Ulysse avec Bekim Fehmiu et Irène Papas. La scène où le cyclope Polyphème écrase dans sa main un compagnon d’Ulysse, le coupe en deux et le mange. Complètement terrorisé le petit blond ici !
  • Un film de 1973. Les créatures de l’ombre (Don’t be afraid of the dark ). Un couple achète une vielle maison dans laquelle vivent de petites créatures qui sortent la nuit et que seule la femme peut voir. Ils vivent dans la cheminée condamnée et chaque nuit, on les entend en concert appelé la jeune femme avec des voix d’outre-tombe : Sally, Sally, Viens avec nous…. J’en ai fais des cauchemars. Le film sera repris en 2010 par le cinéaste Guillermo Del Toro et mettra en vedette Katie Holmes
  • Un film de 1970. La ferme de Crowhaven (Crowhaven Farm) avec Hope Lange. Mon film de terreur culte. C’est ce film qui m’a le plus marqué dans ma jeunesse. Une femme achète une fermette et se souviens d’y avoir vécu dans une autre vie. Son souvenir : Elle est couchée sur le sol avec une porte de grange par-dessus elle et des personnes autour d’elle déposent des pierres sur la porte et l’enterre vivante. Je n’ai jamais ressenti une angoisse aussi intense. À 8-9 ans, c’était tellement terrifiant. Quel feeling ! C’est mon film cinq étoiles. J’aimerais bien le revoir. J’en rirais certainement mais je suis certain que j’aurais un nœud à l’estomac de nostalgie.
  • Fin des années 70. La série La poupée sanglante. Bénédict Masson (Jean-Paul Zehnacker), un homme foncièrement laid est accusé de meurtre et est porté à la guillotine. Un savant récupère son cerveau et le dépose dans un automate qu’il a fabriqué. Gabriel mènera son enquête pour trouver le meurtrier de la Marquise De Coulteray qui s’avèrera être des Vampires. Un Twilight Français des années 70. Les comédiens principaux se retrouveront dans une autre série du même acabit : L’île aux trente cercueils.
  • En lecture, à l’adolescence, trois livres avec des ados en premier plan. IT (Ca) de Stephen King. La scène où les jeunes sont en fuite en bicyclette avec Penny Wise le clown (Grippe-sou) aux trousses. Stand by Me (Le corps) du recueil de nouvelles Différentes saisons de Stephen King. La scène où les jeunes courent sur le pont de chemin de fer alors que le train s’en vient. Captivant. Un classique. Même le film rend bien la scène. Et finalement, Nuit d’été de Dan Simmons. Un village où vit une créature dans l’école du village. La scène de fin quand les jeunes se glissent dans l’entre toit pour affronter la bête. Mémorable. (Mes recherches sur ce livre m’ont fait remarquer que la traduction française du livre a été faite par l’auteure-blogueuse Evelyne Gauthier que je lis souvent. Belle coïncidence.) Le texte en rouge est un erreur sur un site de libraire en ligne. Ce n'est pas Evelyne Gauthier la traductrice. Je garde l'énoncé pour que les commentaires du billet reflètent le contenu et garde sa véracité. De plus, c'est un lien qui mène vers le blogue de cette auteure, alors y a que du positif dans ma gourde ! Merci à l'oeil de lynx de Pierre-Luc L..
  • Les premières apparitions du VHS faisant son œuvre, j’ai vécu des moments d’angoisse assez frappante en regardant les premiers Friday the 13. Dans ce temps, l’ombre de la hache de Jason s’abattant sur un couple d’ados en rut me faisait baisser le chignon à coup sûr. Que de Samedis de vidéos d’horreur !
  • Ensuite l’accalmie totale pendant plus de vingt ans. Rien, pas de frissons, pas de soubresauts, pas de film à dormir de bout. Jusqu’à l’année 2003 ave le film Darkness Falls. Un film sur la Fée des dents. Le film était ordinaire, mais la scène d’ouverture m’a fait revenir en enfance. Du haut de mes trente ans quelques pouces, le nœud s’est crispé de nouveau dans l’estomac. Une scène tellement intense, efficace et construite à la perfection. Dans l’espace de cinq minutes, je me suis cru aux temps où je croyais encore que les monstres se cachaient en dessous du lit. Cette scène, là voici:

Et vous. Le nœud dans l’estomac. C’était quoi ?

12 commentaires:

Gen a dit…

"The Shining" de King, réalisé par Kubrick! Même s'ils ont vieilli, les trucages me donnent encore froid dans le dos.

Et, plus récent, 1408, basé, encore une fois, sur une nouvelle de King. Le voir est un bon antidote à l'envie de voyager et de coucher à l'hôtel.

Généralement, je suis pas une grande fan de films d'horreur à "bibittes" (ça me fait immanquablement rire), mais l'horreur du quotidien qui dérape, comme King sait la faire, ça me fait un effet très durable.

Travailleuse sociale a dit…

Je me souviens à la polyvalente, sur l'heure du midi, on payait 25 sous pour aller voir une partie de film, et ça durait trois jours. Un film qui m'avait marqué c'était Jaws avec le pêcheur qui se fait manger par le poisson... J'avais peur d'aller me coucher le soir.

Pierre H.Charron a dit…

@Gen King est un maitre. Je me rappelle aussi une nouvelle dans Minuit 2 ou Minuit 4 je crois. Ca se passe dans le silence d'une bibliothèque...assez troublant... et 1408, c'était vraiment bon.

@ Travailleuse Sociale. Jaws en est un bon exemple aussi.C'est vrai que c'était énervant de voir la houle sur l'eau, accompagmé de la musique de circonstance et les baigneurs qui coulaient d'un coup sec.

François Bélisle a dit…

Mon Dieu Pierre que tu me ramènes loin, mais je revois les images comme si c'était hier: le cyclope (les moutons sortir de la grotte...)

Mais surtout la poupée sanglante (L'ile est plus vague, mais je vois un cercueil dans l'eau du haut d'une falaise) Vite comme ça, je vois la dame vêtue de blanc marcher dans la Cour...
Je soupçonne qu'on a le même âge... (si je te dis scarecrow de Walt Disney?)

Frédéric Raymond a dit…

Candyman a toujours eu une place spéciale dans mon coeur de fan d'horreur. Les créations de Barker m'on toujours fait un effet assez terrifiant.

D'un autre côté, je me souviens que, la première fois que j'ai écouté le premier Evil Dead (L'opera de la terreur), seul dans la maison en automne pendant une tempête de vent, m'a fait assez peur.

Ou bien le souvenir mémorable, vers 12 ans, quand on écoutait le premier Jeu d'enfant dans mon sous-sol et que, voyant la poupée cramer à la fin du film, on a remarqué une forme sphérique et noire dans un coin. Ce ballon est pour toujours resté pour nous la tête de Chucky.

Et côté littérature, les livres plus récents qui m'ont fait peur incluent The Darkest Part of the Woods de Ramsey Campbell et The hour before dark, de Douglas Clegg. Je ne sais pas s'ils ont été traduits par contre.

Pierre H.Charron a dit…

@Francois. Début quarantaine...sans cheveux gris ;) Moi aussi c'est la marquise vêtue de blanc marchant dans la cour qui m'est restée à l'esprit ! J'aimerais bien mettre la main sur ce feulleton. Une belle époque.

@Frédéric. J'ai aussi adoré Candyman, le 1er.Tu me rappeles que je devrais le revisonner. Et Evil Dead, j'avais trippé , je n'avais pas eu peur mais ce film était vraiment un concept nouveau. La fille zoombie dans la trappe du plancher qui rit comme une névrosée...trop bon ! Les suites ont été vraiment bidons par contre.

Pierre-Luc Lafrance a dit…

Es-tu sûr que c'est la même Evelyne Gauthier pour la traduction de Dan Simmons. Parce que la traduction date du début des années 1990 (1991, je crois) et qu'à ma connaissance Evelyne est dans la trentaine...

Pierre H.Charron a dit…

Salut Pierre-Luc. Bienvenue dans mon Hameau.
J'ai trouvé cette info en suivant ce lien
http://www.decitre.fr/livres/Nuit-d-ete.aspx/9782253138624.
Et C'est bien Evelyne qui est stipulé avec un lien vers ses autres traductions et son roman amour, chocolat...
Peut-être est-ce une seconde édition-traduction...? ou Evelyne a commencé ce métier avec la couche aux fesses ;)ou le site s'est coomplètement fourvoyé

Et les grands esprits se rencontrent ! Je suis en train de terminer la lecture de ton roman l'arracheur de rêve. J'en parle bientôt ici :)

Pierre-Luc Lafrance a dit…

Sallut Pierre,
Je suis arrivé aux mêmes liens que toi, mais je pense qu'il s'agit d'une erreur d'aiguillage parce que la traductrice et l'auteure ont le même nom, parce que je viens de regarder dans mon exemplaire (que ma blonde est en train de lire à ma recommandation) et la traduction d'Evelyne Gauthier est de 1991. À ce moment, la Evelyne québécoise avait... 14 ans.

Pierre H.Charron a dit…

Merci Pierre-Luc de ton oeil de lynx !. Je vais donc rectifier le tir et corriger mon billet.

Hmmm...Mesurer deux fois et couper une fois qui disent les gars de la construction ... ;)

S.J. Nadeau a dit…

Moi c'est...
Le sixième sens. La scène dans l'école ou un homme pendu regarde le petit garçon. Horrible !
Pourtant normalement les films d'horreur me laissent indifférent mais celui-là.
=o

Par contre, chucky la poupée de satan m'a surtout fait rire.
(surtout à cause du jeu d'acteur moyen du petit garçon)
((«chucky est laaaaah il va me tueeeeer =o'»))

J'écris aussi, ça vous dirait de relier nos blogs ^^ ? Le mien est assez récent, alors c'est plaisant de faire des liens avec d'autres écrivains...

Pierre H.Charron a dit…

Bienvenue S.J dans mon Hameau.

J'ai tout aimé dans le Sixième sens. La conclusion comme une claque à la figure. Quuel tour de force. Et oui la scène du pendu était assez troublante.

Je vais aller visiter ton Univers de ce pas. Au pliaisr de te relire ici.