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vendredi 9 octobre 2009

Sans un mot – Harlen Coben

Mon deuxième Coben en quelques mois. Le premier étant son grand succès : Ne le dis à personne, qui a aussi été porté à l’écran au cinéma Français. Ce dernier est tout aussi captivant, sinon plus. Dès le premier chapitre, une jeune femme se fait kidnappé et son assaillant la massacre à poings nus dans une violence comme Coben nous habitue dans ce genre de scène et déjà l’intrigue est lancée, nous laissant avec des questions pendues aux lèvres.

Suivra l’épine dorsale du roman. La disparition d’un ado, fils de Mike et Tia, qui avec seul indice, un courriel mystérieux, qui déclenchera la course folle des parents pour retrouver leur fils. Annexée à cette énigme, Coben multiplie des évènements et des personnages qui nous brouilleront les pistes et qui nous tiendront en haleine de chapitre en chapitre. Le suicide récent d’un copain de l’ado. Une voisine qui attend le don d’un organe pour sauver son fils et qui détient un secret. Le meurtre violent de deux femmes. Des conflits entre les enquêteurs des meurtres. Les problèmes amoureux d’une chirurgienne. Les déboires d’un professeur avec une jeune élève. Un duo Bonnie et Clyde montré dans son côté le plus sombre. Une fillette aux idées assez noire. Un club de nuit assez spécial et j’en passe. Une histoire enclenchée en cinquième vitesse qui vous fera tourner les pages comme un enragé, tellement on veut savoir. Chaque chute des chapitres nous flanque à la figure une gifle à laquelle on veut bien tendre une autre joue.

Coben tricote ce roman en insérant beaucoup d’éléments électroniques et informatiques. Du GPS à Facebook en passant par des logiciels-espions. Rien de complexe, mais très plausible. Aussi, dans celui-ci, il n’a pas misé sur la psychologie du personnage, ni sur la gradation d’une action principale. C’est la multitude des imbroglios et l’ajout soudain de personnages dans une conclusion que l’on découvre très tardivement qui rend ce roman percutant et ingénieux. Si vous avez besoin d’une bonne dose de suspense et que vous avez la tête aux devinettes. Ce roman est écrit pour vous. À coup sûr.

Je suis maintenant atteint du virus Coben et je ne requiers aucun antidote. Bientôt, je serai en manque il me faudra ma dose. Hé oui, je suis maintenant un Cobeninomane …et je m’assume.

Sans un mot , Harlan Coben, Édition Belfond Noir 2008, 411 pages

6 commentaires:

ClaudeL a dit…

Ce n'est pas parce que je ne lis pas tes billets, c'est qu'on ne lit vraiment pas les mêmes livres. Le genre de mon frère... sauf que c'est moi qui navique et commente! L'important, c'est que toi, tu aimes.

Pierre H.Charron a dit…

Une chance qu'on doit pas lire tous les mêmes livres...Je serais pogné à lire du D.Monette ou du M.Laberge ;)Pas vraiment mon style.

Suzanne a dit…

J'ai lu et bien aimé comme ne le dis à personne d'ailleurs. Mais mon préféré de Coben est Disparu à jamais.

Pierre H.Charron a dit…

Allo Suzanne.Disparu à jamais...J'en prends bonne note.

Âme Tourmentée a dit…

Ça me semble très bien! Merci du partage!
-xxx-

Pierre H.Charron a dit…

@AT. Essaie au moins une fois un Coben et tu seras peut-être une accroc toi aussi. Il a le sens du rythme soutenu.