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vendredi 28 août 2009

JELIS.CA – Et on entre dans la danse du numérique

Dans un récent billet, je faisais état que nous avions le pied dans la porte de l’ère de l’ebook, je dois maintenant rectifier le tir et annoncer en grande primeur que nous sommes plutôt en train de pendre la crémaillère,ici chez-nous au Québec.

Archambault, la filiale de Québécor, en partenariat avec la multinationale Sony, vient d’annoncer l’ouverture de la première boutique virtuelle francophone en Amérique du Nord de livres numériques sur le site JELIS.CA. À cette occasion, le groupe Sony divulgue ses deux nouveaux liseurs : le PRS-300 et le PRS-600.

Plus de 20 000 livres sont disponibles en téléchargement et ce nombre devrait doubler d’ici la fin de l’année. Cet inventaire contient une bonne part d’œuvres québécoises et la venue des grands Best-Sellers est une des priorités pour les administrateurs de cette boutique. Bien-sur, que les dirigeants sont conscients que l’engouement envers ce type de média n’est pas encore développé, mais ils veulent contribuer à son essor et décider d’en porter le fleuron.

J’espère que l’aventure du livre électronique ne divisera pas les aimants du livre en deux groupes distincts. Cette dernière mouture fera partie de l’univers du livre et sera un complément de qualité et trouvera son créneau pour le plaisir de tous et chacun. Si cette future réalité fait en sorte de promouvoir le livre, de donner le goût de la lecture aux jeunes et permettre la longétivité d’une œuvre d’un écrivain (dû au moindre coût de la fabrication, du transport , ect..), alors, cette nouvelle vague aura le mérite d’avoir tenu son pari et sera une alliée de taille dans ce merveilleux monde de la littérature dans lequel nous baignons tous. Le livre papier et le livre électronique, un duo inévitable pour doubler notre plaisir.

12 commentaires:

Âme Tourmentée a dit…

Intéressant, merci du lien!

-xxx-

Les Moufettes a dit…

Je voudrais bien Pierre. Mais je me pencherai sur cette dualité lorsque d'autres joueurs que l'Empire y seront. Sinon...

tangomango a dit…

On ne peut pas empêcher le progrès et les nouvelles technologies d'aller de l'avant. Personnellement, je suis peut-être de la vieille école, mais il n'y aura jamais rien pour remplacer un bon livre que l'on tient entre les mains. Le toucher, tourner les pages, l'odeur du papier, sa texture. L'apporter avec soi, peu importe où l'on va, que ce soit à la plage, dans un café, dans son bain. Vive les livres!

ClaudeL a dit…

Audrey aussi en parlait dans son blogue: http://audreyparily.com/carnet/2009/08/du-livre-papier-au-livre-numerique/
Je laisse aller. Pour l'instant je peux lire les livres papier et ça me convient. Et ce que je lis sur ordinateur avec les hyperliens me convient également.
Je cherche beaucoup plus comment écrire sur un mini-mini ordi qu'à lire sur un mini-mini lecteur qui n'est n'offre finalement que du stockage.

Gen a dit…

Ah ah!

Mes prévisions d'oiseau de malheur se réalisent ;)

De un, les livres ne sont pas disponibles en format .pdf (et, pour venir juste de l'essayer, l'application proposée pour lire sur un ordinateur normal est vraiment plus un pansement qu'un remède... heureusement, d'autres versions sont à venir).

De deux, à part Alire, qui propose ses titres à moins de 10$, les autres éditeurs ont pas compris la game (24$ pour Twilight version électronique!?!?! qui va payer ça... surtout que lui il est disponible gratuitement en format .pdf si vous cherchez un peu). Et même Alire manque un peu le bateau avec Solaris (10$, c'est le prix en librairie la gang...)

Mais bon, c'est un grand pas en avant, je l'accorde.

Par contre, j'ai peur que la diffusion de livres électroniques tire la qualité générale des parutions vers le bas. Les éditeurs vont pouvoir être moins difficile si c'est moins cher.

Pierre H.Charron a dit…

C'est bien sûr que nous sommes dans les balbutiements, il y a du chemin à faire. Comme les prix, il devrait être plus bas. Le format devrait être exportable vers l.ordi en PDF par exemple. Et pour la qualité du produit livré,il pourrait avoir du laisser aller. Le barême de sélection pourrait effectivement baisser son indice au détriement du lecteur. Et les droits d'auteurs versus le piratage ??? La galère !! Mais il y a d'autres côté intéressant: Si je veux découvrir un auteur ou un style que je n'ai pas l'habitude et que le prix est trois plus bas..ca va peut-^tre me tenter un peu plus. Bref, quand les liseurs seronts plus abordables,j'en aurai un mais comme Tango MAngo dit, la texture,l'odeur,tourner les pages..ca a son prix aussi.

Gen a dit…

*erratum* Ah ben! Hier, les formats s'affichaient pas. Aujourd'hui, je peux voir que les livres sont disponibles en .pdf. C'est bien.

Une fois règlé le problème du prix, du support froid et dispendieux, ainsi que les dangers de baisse de qualité, on sera "en business". ;)

Pierre H.Charron a dit…

Ha oui, les PDF sont disponibles ?? Bonne chose en effet. Reste le prix ,la qualité du produit et la méthode de protection du droit d'auteur versus le piratage....

Cédille a dit…

Bonsoir Pierre,

Je ne sais si l'e-book a de l'avenir mais il n'aura pas sa place chez moi. J'aime trop les livres, le bruit des pages que l'on tourne, l'odeur de colle du livre neuf, les souvenirs qui surgissent d'un livre ancien ! Et puis "e-book", quel nom affreux ! Ne laissons pas se perdre notre belle langue, voyez plutôt !

Ah ! fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez
Qu’ingénument je vous le disse
Qu’avec orgueil vous vous tussiez.
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez,
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez !

(H. Gautier-Villars, Déclaration d’un grammairien à sa mie).

Vive l'imparfait du subjonctif et à bas l'e-book !

Bon bon, je me calme ! Bon vouic-inde Pierre !

Pierre H.Charron a dit…

@ Cedille
Bonne réplique , et avec du punch ! ouiais faudra trouver un terme francais pour ebook ..je vais fouiner la dessus... ca me turlupine moi aussi ...excellent constat!

Gen a dit…

Si je ne m'abuse, je crois que j'ai déjà entendu le terme livrel (comme courriel, quoi).

Mais est-ce vraiment nécessaire de trouver un nom français pour un produit standard? Je veux dire, tant que le livre électronique est offert en français, qu'importe si les gens les appellent des e-book?

Je crains bien plus d'être envahie de livrels non traduits...

Pierre H.Charron a dit…

Livrel...ca du sens.Peut etre si il y a un standart d'extension de fichier , ce sers la norme comme le MP3..À date je crois qu'il y a le format ePub. On le saura bien assez vite.