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vendredi 24 juillet 2009

Roman-Twitter – Nouvelle vague ?

Un écrivain américain, Matt Stewart , qui n'avait pas trouvé preneur chez les éditeurs pour son premier roman, l'a publié sur Twitter, à coup de 140 caractères à la fois, la limite de signes permise par billet soumis. Il s'agirait d'une première pour la plateforme de microblogging.

Avec cette contrainte, l'auteur devra soumettre plus de 3700 messages pour que la totalité de son œuvre soit transposé sur Twitter. Il tient la cadence à raison d’un post à tous les douze minutes. Stewart ne s’arrête pas là, son acharnement à vouloir se faire connaître le motive au plus haut point et il décide alors, pour une durée limitée, d’offrir gratuitement en format électronique sur le site Scribd, son roman The French Revolution. En plus, vous pouvez vous procurez le roman entier en format électronique pour le Kindle sur le site Internet Amazon pour 1.99$.

Voilà un autre exemple de l’audace d’un auteur en mal de faire connaître son œuvre. Certes peu orthodoxe mais somme toute ingénieux car déjà plusieurs sites Web en parle dont mon billet présent, et si ce n’était que pour cela, il aurait déjà gagné son pari, car quelque part Matt Stewart aura peut-être fait écarquillé les yeux d’un éditeur averti ou tout simplement des nouveaux lecteurs qui s’adonnent à ce nouveau format de lecture.

En effet, j’ai fais des recherches sur les Romans-Twitter, les Twills romans et autres paronymes, et j’y découvert plusieurs auteurs-blogueurs qui publient des textes de qualité (la plupart en anglais) et auxquels plusieurs dizaines de Followers sont adeptes. Force est d’admettre que ces nouvelles vagues percent le standard et trouvent leur voie dans ce merveilleux monde du Web et la plateforme Twitter n’ a pas fini de nous en mettre plein la vue.

Pour ma part, il ne me dit rien de lire un roman 140 signes à la fois, des courtes nouvelles littéraires seraient plus adaptés je crois mais j’applaudis les idées nouvelles et l’ingéniosité de certaines. Encore une fois, cela démontre que dans le monde de l’édition papier, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. L’univers électronique, dans quelques années, pourra peut-être renverser cette maxime, les maisons d’éditions commencent déjà à se préparer. Le Web et la technologie sont en pleine effervescence. Gardons l’œil ouvert

5 commentaires:

Pat a dit…

Pour ma part, rien ne remplacera le bon vieux papier. Je déteste lire sur un écran. Si un jour, les Éditeurs se travestissent en web-Éditeurs ou twit-Éditeurs, j'abandonne la lecture.

richard tremblay a dit…

Je suis un peu comme Pat, bien que le nlouveau Kindle soit vraiment trrèès attirant. Heureusement que je n'ai pas l'argent pour.

L'approche du gars est dynamique en diable, mais qui veut lire un roman à coup de cdeux lignes à la fois, J'ai essayé, c'est infernal--surtout qu'avec la ligne twitter il y a beaucoup de scories (garbage en latin)

Pierre H.Charron a dit…

Pour avoir tenu un Sony Reader dans mes mains, je trouve cela bien impressionnant et surprenant.Jamais, le livre papier ne sera détronné à mon grand bonheur mais le format électronique pour les oeuvres de références, les archives et les formats magazines-Ezines trouveront preneurs avec ce type de média. je pense, par exexmple, aux briques de manuels juridiques pour un avocat, plutôt génial et moins contraignant mais lire un bon roman , admirer sa couverture et sentir l'odeur du papier frais imprimé, ca n'a pas de prix, à coup sûr.

ClaudeL a dit…

Être lecteur et avoir un livre gratos, c'est une chose, mais être auteur, on aura beau publier gratos où on veut (demain matin je peux bien mettre tous mes fichiers Word sur mon site Internet, ça ne me gratifiera pas pantoutte), il restera toujours un petit soi-intérieur qui voudrait bien être publié chez un "vrai" éditeur et être payé pour si possible. Même si c'est pas beaucoup, même si c'est symbolique. (Est-ce que je parle encore d'argent, moi là!)Comme pour être reconnu par ses pairs.
Etre reconnu par des abonnés de Twitter, c'est pas très fort pour l'ego, me semble.

Pierre H.Charron a dit…

J'ai lu un peu plus sur ce type et il le fait surtout par expérience, un genre d'étude sur la puissance d'une plateforme comme Twitter qui peut faire rejoindre tellement de monde. Rien ne vaut d'être publié chez un "vrai éditeur" mais aujourd'hui ce type peut se vanter qu'on parle de lui sur le Web. Un moidre beaume pour calmer sa rage de publier peut-être....Son expérience lui servira peut-être aussi , je l'espère pour lui sinon il nous aura au moins permis de tergiverser sur l'édition.. Quelle épineuse discussion...!