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jeudi 5 février 2009

Jouer avec l'Assonance et l'Allitération

L'assonance et l'allitération sont des figures fréquemment utilisées en poésie ou en récit car elles sont musicales. Elles jouent en effet sur la sonorité des mots.

Une assonance consiste à répéter la même voyelle dans plusieurs mots d'une phrase ou d'un vers, au début, au milieu ou à la fin de ceux-ci.
L’allitération, elle, consiste à répéter la même sonorité consonantique.
Il y a un an, jour pour jour, j’écrivais cette aventure aux allures de comptine en allitération en sonorité « S » placée en fin de mot. Un exercice amusant et enrichissant

Les puces de l’Archie Duchesse

La mairesse de Nice, en France, Miss Luce St-Ignace brosse la tignasse de Duchesse, sa génisse albinos de race russe, qui glousse et qui tousse sans cesse. Pendant que son altesse se lance dans des doléances d’atroces souffrances et gémisse comme une princesse sans finesse et sans élégance, elle lui mousse ses fesses rousses de crasse et de ronces jusqu’à ce qu’elles blanchissent et qu’elles finissent douces et lisses comme une ponce.

Soudain, six puces jaillissent de son pelvis et se hissent sur ses cuisses. Elles jacassent et dansent comme des fausses novices et, dans l’ivresse de leur geste aboutissent dans une crevasse causée par une varice. Dans un excès de paresse, elles s’y prélassent comme à l’hospice et, suite à un caucus en basse messe, propulsent leur trace jusqu’au torse.
Elles dépassent une cicatrice en forme de réglisse et surgissent face à face avec la ganse d’une crosse. Une menace persécutrice qui annonce à nos actrices une prémisse à une féroce course à contre-sens.

Quelle poisse! Pour qu’elles puissent faire entorse à ce supplice, elles rebroussent chemin au pas de cadence et obéissent à une instance directrice. Dictée par une vorace frousse, elles poussent leur chance jusqu’à ce que l’angoisse les terrasse et elles s’enfoncent dans une brousse de coulisses couleur mélasse et elles croupissent dans cette abysse, leur nouvelle adresse, hélas, leur Hadès. Voilà, et que justice se fasse!

Ainsi notre sauvagesse de Provence et sa maitresse firent la noce et, dans une valse, offrirent aux fugaces complices : Sincères condoléances!

4 commentaires:

Isabelle Lauzon a dit…

Ouf! Je suis essouflée! Que de travail, Pierre, j'en suis encore ébahie!

Pierre H. a dit…

Ma muse mérite maintes merci.
Main Mise marié à mots magiques, mélodie matinale majestueuse se manifestera.

Mes meilleurs mots.

M'enfin , à bientôt!

Isabelle Lauzon a dit…

Bien le bravo et béret bas! Le bec béat, je bois tes bijoux de billets avec bonheur!

Pierre H. a dit…

Exquis!