jeudi 15 mars 2012

Prescription: Huit doses d’horreur après les repas

Dernièrement, je me suis dit que je suis dû pour une soirée-nuitée de cinéma-horreur comme quand j’étais plus jeune. Chantal, n’aimant pas ce genre (ca lui fait faire des sauts et ça la vire à l’envers), je repousse mes locations de DVD à plus tard…et là  je suis rendu à ma prescription !!! J’ai déjà ma liste toute prête pour ma prochaine visite au Vidéotron. Même que j’ai au moins un de mes fils qui devrait se faire complice sans se faire torde un bras!

En attendant cet éminent Samedi soir, je me suis en appétit avec mon  baptême de Web-Série. Je suis tombé sur Huit, une web-série d’horreur de nos  cousins français. Le scénario m’a vite fait de l’œil, voyez par vous même:

8 épisodes, 8 minutes, 8 cadavres

Et voilà, hameçonner comme un vulgaire crapet soleil au bout d’une cuillère Williams!!

Outre l’accent et le dialecte qui parfois me fait grincer des dents, je dois avouer que  je me suis laisser accrocher à la fin du premier épisode et j’ai poursuivi pour les 7 prochains, voulant savoir lequel restera vivant et qui est le tueur. C’est un peu criard et parfois imparfait et assez sanglant, mais pour la plupart des épisodes, j’ai trouvé le jeu des acteurs juste assez correct pour continuer l’aventure. Comme première expérience je ne suis pas trop déçu. À coups de huit minutes , ca se prend bien. J’aimerais en trouver des Québécoises. Il y a bien Reine Rouge de Sénécal, mais elle n’est plus disponible sur le site officiel.

Pour le visionnement de Huit, Passez chez DailyMotion.

huit-webserie-640x480

Via Fredzone

Ahh…oui et pour ceux qui ont des “trips” de films d’horreur comme moi, voici un site Québécois dédié au cinéma du genre avec plein de critiques de cinéphiles.

Horreur-Web.com Le site de films d’horreur au Québec!

dimanche 4 mars 2012

Anecdote de plume

- Hey !  Pierre H. me semble qu’il ya une couple d’incohérences dans ton dernier texte ?

- Hein?  Qu’est-ce que tu me racontes là? De quoi tu parles?

- Ouais, ouais …Tsé la séquence où ton tireur d’élite saute d’un étage à l’autre des buildings de la 5ième avenue pour échapper aux gars du FBI pis qui traverse la ville comme ça en moins de huit minutes pour ensuite s’enfuir dans un aéroglisseur qui fonctionne au gaz de schiste  et atterrit en plein milieu du Stade Olympique à Montréal durant une game des Expos contre les Royaux du maire Labaume …

- Ouais, pis?  Qu’est-ce qui marche pas dans ce boutte là? T’es vraiment trop terre à terre…Laisses-donc aller ton imagination un ti-peu!!!

-Ben là…Y a Laisser aller son imagination..Pis Laisser aller son imagination.  Faut que tu sois crédible un ti-peu!!!

“ soupir…soupir “ 

Et qu’est ce que vous diriez si je disais:

 Et le conducteur fila à toute allure sur la 148 en direction Est en tentant de semer ses poursuivants et s’arrêta brusquement à proximité de l’intersection menant au pont de Hawkesbury afin d’éviter un obstacle qui traversa la route.

Au son des pneus glissant sur la chaussée, la promeneuse se retourna, examina les deux passagers hébétés et s’en retourna en se dandinant nonchalamment au son de la brise du vent qui venait de la rivière sur la gauche. Dame Dinde n’alla pas laisser sa promenade du Dimanche être gâchée par un stupide automobiliste québécois qui prenait le chemin pour lui tout seul…

Oui, oui, vous avez bien lu : Dame Dinde.  Pas une traverse d’orignal, de chevreuils ou de tortues..non..non  une dinde..une vraie!! Nous avons été courtois et nous lui avons laissé toute la voie à la gentille Damoiselle!

Là voici pendant qu’elles se dirige vers les sentiers menant chez nos voisins de Pays. Ca devait être une Dinde Ontarienne qui était venue faire la fête dans nos bars pis qui s’en retournait cuver sa cuite chez-elle..qui sait??

Alors, chers lecteurs, auteurs et critiques, la prochaine fois que vous trouverez une incohérence dans vos prochaines lectures/écritures: Soyez donc un peu plus indulgent …  Nom d’une dinde !   ;)

Capture Dinde  Traverse de dinde

lundi 27 février 2012

Donnez au suivant

Aujourd’hui, je suis allé de nouveau à mon nouvel havre public d’écriture: Le Presse-Café à quelques lieux de chez-moi. C’est à cet endroit que le plan et le premier jet de mon nouveau projet prend forme (non..non, essayez pas ,je n’en dirai pas plus …;) )

Non, je voulais surtout partager un concept qui s’est glissé sous mes yeux et que j’ai trouvé charmant.

Au milieu du café, il y a un comptoir où pullulent journaux, revues et magazines. Parmi cet éventail de choix, une petite pile de livres se camoufle discrètement au centre. Des romans. L’œil affuté de Chantal a tôt fait de repérer une parcelle d’une couverture et de s’exclamer: “ Hey! ce sont Les Filles de lunes de Élizabeth Tremblay! “. En fait, il y avait le tome 4 et le 5. Ces romans étaient à cet endroit grâce à un concept de : Donnez au suivant , une façon de partager des œuvres littéraires à un plus grand nombre de personnes. Une note était écrite dans les premières pages:

note

Une certaine N.Dufour vous invite à faire la lecture du roman, de vous rentre sur un site, de l’enregistrer, et au fin de votre lecture, d’y retourner ajouter votre commentaire et d’y indiquer le nouvel emplacement que vous avez choisi pour qu’il poursuive sa route.

Ce site c’est BookCrossing. Voici la page qui adresse les romans de Élizabeth. Le site propose un engin de recherche par titre et auteur. J’ai fait un petit tour d’horizon et il est facile de constater que beaucoup de livres sont disponibles en Europe. Mais. il y en a aussi plusieurs du Québec. Je ne sais pas si ce site est très actif non plus, pourtant cette N.Dufour a enregistré ces titres il y a quelques jours. Peut-être y a t-il d’autres sites de cet acabit aussi.

Ici, j’en parle parce que j’ai trouvé ça charmant et que peut-être il existe des concepts de ce genre plus spécifiquement pour des œuvres dans des localités québécoises. Et aussi, que je suis souvent attiré par l’innovation et l’originalité.

Bien-sûr que ce n’est pas très bon pour les redevances sur les droits auteurs, mais pour faire connaitre des nouveaux auteurs, je trouve que ca peut-être un médium intéressant. Sinon, tant mieux si quelqu’un a pris le temps de lire ton quatrième de couverture en sirotant son café entre deux courses, peut-être que son future achat sera un de tes romans…qui sait?

Ah oui…Vous allez me dire: Hey! Pierre!  Comment ça que t’étais dans un Presse-Café aujourd'hui, t’es pas au boulot toé?!!

..Ben c’est que hier soir avant de me coucher, je me suis dit:  Wein..Ca passe vite ..une semaine de vacance partie en poussière déja…Dur retour à la réalité!!  Et ce matin, en me levant , de me confirmer:  Ahhh!!!….C’est vrai! Ma deuxième semaine de vacance qui commence..Que la vie est belle !!!!!!!

… File baveux un ti-peu … ;)

jeudi 16 février 2012

Concours littéraire : Apparences trompeuses

Je viens d’apprendre l’existence de ce concours qui provient de la Zone d’écriture de Radio-Canada. Alors, je vous le partage de ce pas.

Un concours qui s’étend sur une période de six semaines qui est déjà entamée. En fait , il se termine le 21 février prochain. C’est encore beaucoup de temps car le nombre de mots est fixé entre 450 et 600

Inspiré de la série télévisée Apparences (que je suis religieusement. (L’intrigue est tout simplement délicieuse et le scénario bien ficelé.), il faut produire un texte qui raconte une histoire de famille, réelle ou fictive. Les textes seront proposés au public qui choisira cinq finalistes. De superbes prix sont offerts aux lauréats.

Les critères de sélection sont les suivants :

  1. Respect du thème (référence : histoire de famille – réelle ou fictive, au choix).
  2. Originalité du récit
  3. Richesse de la narration
  4. Qualité de la langue
  5. Respect de la longueur du texte (référence : 450 mots minimum - 600 mots maximum)

C’est ici pour les  détails du concours.

Alors, avez vous une juteuse histoire de famille à sortir de sous la moquette ?  ;)

lundi 6 février 2012

Touche pas à mes bébelles!

Je suis quelqu’un, qui de nature, aime bien se réfugier dans ses routines qu’il s’est instauré. Je ne suis pas un “maniéré”, mais je suis fidèle à des habitudes et je suis un brin nostalgique.

Je suis celui qui dit qu’il va magasiner à la Ouerasse quand il va chez l’Équipeur. Je suis aussi celui qui demande de zapper le poste au 2 au lieu de Radio-Canada. (celle là fait fumer les neurones à Chantal!!!). J’achète de la mélasse que si c’est de la GrandMa. J’écoute Mario Lirette le weekend à Rythme-Fm. Je clame haut et fort qu’il n’y a pas un joueur du CH qui a du cœur comme les Carbo, Robinson et Nilan de mon temps!. Je trouve qu’une Aspen 1977 bien monté c’est plus “hot” qu’une Acura sport! Que l’ile de Gilligan c’est plus drôle que Rock et Rolland de TVA. Que j’arrive toujours au moins 1 heure en avance au bureau. Que je lis mon journal en commençant par la page des sports, que je possède deux boites de Sélection Archies des années 80 en très bon état, que je prend toujours le même chemin sur ma route même s’il y a une nouvelle rue qui va me faire gagner du temps et deux lumières rouges et ….vous voyez ce que je veux dire…!!!

Là où je veux en arriver, c’est que depuis des années je pratique mon activité matinale du weekend: Le petit-déjeuner au resto . Un rituel sacré. Un 90 minutes que moi et Chantal savouront religieusement. Le même resto, la même serveuse, la même table, la même commande. Comme un beau vieux couple que nous sommes, assis face à face avec la pile de journaux sur la gauche. Le JDM pour madame et le JDM pour monsieur. Le cahier Casa pour madame et le cahier Weekend pour Monsieur. La relaxation totale je vous dis!!!

Mais voilà, quelqu’un vient de jouer dans mes plates-bandes !!!

Mon moment de prédilection dans ce rituel est ma lecture de la section LIVRES dans le cahier weekend. Mais voilà que je me suis planté ce samedi sur ce gros titre:

LA SECTION LIVRE DÉMÉNAGE!

Quoi!!!!???  Pas de section livre dans le cahier de la culture du JDM!!!!! Transférée dans l’édition du quotidien du Dimanche!!

Un cahier culture  sans littérature?  Vraiment? C’est votre idée du siècle? Le coup de marketing de l’année? L’idée de génie d’un grand penseur?

Ouais, mais Pierre, penses-y…une section Livres qui est Roi et Maitre , seule dans l’édition du Dimanche , qu’est-ce que tu veux de mieux..C’est winner au boutte!!!!

Holà les moteurs! Qu’est-ce que vous faites de ceux qui achètent seulement l’édition du samedi (spécialement à cause des cahiers weekend et casa). De ceux qui pensent qu’un cahier culture sans parler de livre, c’est un cahier handicapé!

Moi, je crois que le petit cyprès dans la forêt de conifères est plus majestueux que celui qui prône en pleine grandeur au beau milieu d’un étang de sable. Qu’on se le tienne pour dit!

Mon rituel est brisé. Je devrai maintenant céduler mon escapade matinale nécessairement le dimanche.

PIS MOÉ J’HAIS CA QUAND ON TOUCHE À MES VIEILLES HABITUDES!!!!!

Alors, Préférez vous le grand cyprès dans l’étang de sable?

Et, suis-je rendu un vieux pantouflard un peu trop grincheux?

mercredi 25 janvier 2012

Chambre 426 – Madeleine Robitaille

chambre426 Déjà quand j’étais en direction du SLM l’automne dernier, j’ai été attiré par l’affiche géante qui couvrait les parois du tunnel à la sortie du métro. Et quand j’ai mis les yeux sur l’exemplaire qui prônait sur les tablettes du kiosque chez De Mortagne et que j’ai lu le quatrième de couverture, je savais que je succomberais dans un avenir rapproché.

 

 

Quatrième de couverture:

Un hôpital psychiatrique

Des patients

Le 31 octobre

Un soir de pleine lune

La chambre 426

Voilà, sans détour et flafla. Cinq lignes courtes, efficaces et qui dressent la table.

D’emblée, je croyais vraiment avoir affaire avec un récit qui s’alignerait sur un genre de tueurs en séries à la Michael Myers. Dès les premiers chapitres ,on comprend que ce ne seras pas le cas. Mais, rassurez-vous, aucune déception ne s’est pointée à l’horizon, car l’intrigue qui s’est dessinée sous mes yeux a tôt fait de me charmer et je m’y suis faufiler sans résistance.

On retrouve Annabelle Tremblay, jeune femme qui arpente les couloirs des hôpitaux depuis sa jeune enfance. Une enfance assez mouvementée. Jumelle d’une sœur qui est portée disparue depuis l’adolescence , peu après la mort tragique de son jeune frère Jérémie, Annabelle doit maintenant affronter une autre épreuve: L’internement de sa mère à l’hôpital de Notre-Dame de la Croix. Un hôpital psychiatrique qui abritent de bien drôles de personnages.

Un jour, lorsqu’Annabelle rencontre un résident du nom de Jacques Beaudoin, un type charmant et d’”apparence normale”, sa vie prend un tout autre tournant. Ce dernier lui livre un message des plus surprenant: Fais Attention, Ils te surveillent….Ne parles pas à l’homme-grenouille, qu’il lui dit. Bah…histoire de cinglés qui n’a pas pris toutes ces pilules, se rassurent Annabelle. Et bien voilà que bientôt ses allégations viendront la hanter.

Un matin, Annabelle se réveille dans un piètre état. Elle a les idées embrumées. Des souvenirs. La soirée d’Halloween, les costumes,l’homme, ils sont sortis….Elle se voit couchée, touchée, des hommes, des mains, des corps. Un viol. Collectif. Des prières, des incantations, une secte. Un rituel. Et voilà que le mystère est lancé et que les craintes et les angoisses d’Annabelle se multiplient. Les douleurs du passé viendront rejoindre l’affolement dans lequel elle est maintenant plongée.

Madeleine Robitaille nous entraine dans un monde où les bondieuseries et les dérèglements psychiatriques font bon ménage. Pour avoir arpenter ces établissements dans ma vie familiale, je vous certifie que l’auteure nous rend une image assez réelle de la vie entre les murs de ces résidences. Associé ceci à une écriture fluide, franche et très limpide,on se retrouve avec un résultat agréable et une histoire qui nous garde en alerte jusqu’à la fin.

Et cette fin, elle en est toute une. Une chute réussie. Efficace et bien amenée. Quand on assiste peu de fois à ce genre de dénouement, on s’en délecte à chaque fois. J’ai lu ce genre de conclusion qu’une seule autre fois et c’étais il y a plus de dix ans, dans un roman de Patrick Sénécal (je ne vous dis pas lequel).

Alors, si l’envie vous prend de passer un bon moment de lecture dans une atmosphère quelque peu inquiétante, je vous invite à découvrir cet univers de Madeleine Robitaille et d’y franchir son antre …directement par le Chambre 426!

Chambre 426, Madeleine Robitaille, éditions de Mortagne, 2011, 369p.

mercredi 18 janvier 2012

L’affaire Rachel Singer

l_affaire_rachel_singer_300 Dernièrement, j’ai vu le film en Blu-Ray (sur ma nouvelle PS3 ,hé hé!) : L’affaire Rachel Singer. Il y avait longtemps que je n’avais pas ressenti une immense satisfaction suite à un visionnement de film. Ce drame d’espionnage est tout simplement impeccable . Efficace et intelligent, le scénario est d’une qualité exceptionnelle et le jeu des acteurs  est rendu avec beaucoup de précision. La vedette montante Jessica Chastain, interprète la jeune Rachel avec brio. On peut aussi la voir dans le film : La couleur des sentiments (The help). En somme, cette production est un vrai bijou. L’un des meilleurs films que j’ai vu depuis des années et certainement le meilleur film d’espionnage de ma mémoire d’homme.

L’histoire raconte le récit de trois agents des services secrets Israéliens (le Mossad) qui ont comme mission de capturer un médecin qui pratique son art avec ignominie: Le chirurgien de Birkenau. Les points de vues nous sont présentés en alternance avec trente ans de décalage entre les évènements.

À tous les cinéphiles, je vous recommande ce film sans hésiter. Même que quand je flirtais avec le DVD devant le présentoir chez Vidéotron, ma mémoire me disait que j’avais lu quelque part un commentaire de quelqu'un qui le suggérait fortement. Je l’ai trouvé! C’est par ici, du côté de chez Gen !

Voilà pour la perception côté du cinéphile en moi. Maintenant ,voyons celle de l’auteur. Ce film m’a frappé de par son modèle, sa conception et sa structure. Je vous avais déjà raconté dans un billet précédent  comment le film Angle d’attaque (Vantage Point) avait été l’élément déclencheur du plan de ma novella L’incident. L’affaire Rachel Singer n’a pas eu ce même effet coup de foudre, mais il s’y approche fortement. Visionnez ce film avec une autre approche et vous y verrez un plan de récit bien découpé  avec différents ingrédients et techniques qui assurent un dénouement qui comblera les attentes. Ils sont tous très bien définis. Un vrai manuel visuel. C’est l’effet que ça m’a fait en tout les cas.

Des transitions d’époques, des flashbacks, une ouverture sur une scène qui sera revisitée plus tard sous un autre point de vue, élément central de l’intrigue. Des éléments déclencheurs: lancement de livre, cicatrice et suicide. Des dialogues épurés. Des personnages crédibles et profonds. De l’action, du suspense, et la clef de l’énigme en guise de conclusion. Et bien sûr, le tout agrémenté d’un triangle amoureux.

Plusieurs auteurs (es) m’ont raconté qu’ils sont influencés par la structure des histoires au cinéma. J’en suis. Et L’affaire Rachel Singer fait maintenant partie de mon gabarit de travail.